Introduction
Cet article retrace les éléments historiques, religieux et géographiques qui permettent d'éclairer la présence de deux Montjoie autour de Vézelay.
Il détaille la MontJoie de Tharoiseau par rapport à la présence de Vézelay.
La MontJoie de Tharoiseau avait une soeur près d'Asquins sur la route de Brosses.
Un autre article traite des MontJoie en général afin d'élargir encore plus le caractère fédérateur de ces croix dans l'Europe médiévale.
Le cadastre et la pôté vézelienne
Sur le cadastre de 1939 la croix est enregistrée sous le nom "Croix de la Mangeoire". Ceci a été corrigé depuis en "Croix de la Montjoie". Au moyen âge elle délimitait avec d'autres le domaine temporel, aussi nommé "la pôté", des moines de l'abbaye de Vézelay. Ceci du fait que Tharoiseau dépendait de l'église Notre dame de Saint-Lazare d'Avallon et Fontette de l'abbaye de Vézelay. Parmi ces croix, seules, deux portaient le nom de "Montjoie". Cette appartenance fut modifiée au début du XVIIIème siècle.
La MontJoie de Tharoiseau
La croix se situe à gauche en haut de la côte en arrivant de Pontaubert par la route (D957) allant vers Vézelay à l'intersection avec la D71.
A la partie supérieure du monument, la croix proprement dite, est assez moderne, par contre ses fondations en forme d'escalier est beaucoup plus ancienne.
La Montjoie proche de Tharoiseau est attestée en 1165 par la chronique de Hugues de Poitevin (voir plus loin). Plusieurs sens peuvent être donnés à cette dénomination. On en retiendra deux pour celle qui nous occupe :
On remarque que cette croix est située, non sur un mont mais plutôt à un col. Cependant c'est bien de là que l'on découvre Vézelay. Sans être un "monticule" ce lieu est celui de la découverte. A ce point les pélerins de tout temps peuvent alors exprimer leur joie !
Mais ceci ne suffit pas à donner un lien sérieux à ce toponyme. En creusant les textes en références dont la lecture détaille l'analyse synthétisée ici la provenance germanique que M. Gamillscheg propose semble correspondre à ce qui nous occupe ici. En effet la racine germanique Munschau, qui donne la forme latine Montjove, francisée en Montjoie.
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Les deux faces de la croix représentent : - l'Annonciation à la Vierge Marie |
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| - et le Christ en croix. |
La MontJoie d'Asquins : soeur disparue
Il est avéré par la chronique vézelienne rédigée au XIIème siècle par le moine Hugues dle Poitevin qu'une Montjoie se situait sur la route allant de Vézelay à Auxerre entre Asquins et Brosses. en effet l'exode des moines de Vézealy pendant l'hiver 1165 détaille leur arrêt et leur prosternation en direction de la basilique de la Madeleine. Cette croix pourrait alors se situer près de l'actuelle "Croix blanche" à la croisée du chemin du même nom avec la route de Brosses.
Recherche de sa situation géographique
Recherche sur le terrain
Lorsque l'on chemine de Brosses à Asquins le premier lieu où la basilique de la Madeleine est visible varie quelque peu selon la végétation du fait que les pentes sont faibles. Cependant une localisation qui tient compte des toponymes permet de penser que la Croix Rouge serait le lieu idéal.
Mais pourquoi ce changement de dénomination au cours des ans ?
Une recherche sur les anciens cadastres pourrait éclairer cette question.
Reconstitution par les images
Voici quelques vues montrant l'environnement probable de l'ancienne Montjoie d'Asquins.
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Les Montjoie en France et en Europe : Pour placer la Montjoie dans un contexte plus large suivez ce lien
Bibliographies et Iconographies :
A propos des Montjoie autour de Vézelay par René LOUIS. Série toponymique I - Publications annuelles de la société des fouilles archéologiques et des monuments historiques de l'Yonne. 1939
"Montjoie et saint Denis!" par Anne LOMBARD-JOURDAN - Presse du CNRS. 1989
Recherches sur l'histoire de Tharoiseau par A. PISSIER. Bulletin Soc. d'Et. d'Avallon. 1909
Photos de François BERNARD.










